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L'outillage à main regroupe les outils qui travaillent sans moteur : tournevis, pinces, clés, cliquets, clés dynamométriques, marteaux, burins, cutters, scies manuelles, limes, serre-joints et riveteuses. Ils accompagnent tous les corps de métier pour le montage, le serrage, la coupe, l'ajustage et le maintien des pièces. Chaque sous-catégorie détaille les variantes et les critères de choix propres à chaque famille d'outils.
L'outillage à main constitue le socle de toute caisse à outils. Sans alimentation ni consommable, ces outils interviennent partout : serrage d'une vis ou d'un écrou, coupe d'un câble, ajustage d'une pièce, maintien d'un assemblage pendant le collage, frappe d'un burin ou pose d'un rivet. Ils complètent les machines électroportatives pour tous les gestes de précision et les interventions rapides.
Pour la plupart de ces outils, trois éléments guident le choix. Le type d'empreinte ou de profil doit correspondre aux vis, écrous ou pièces travaillées. La taille de l'outil doit être adaptée à la dimension des pièces et à l'espace disponible. Enfin, la qualité de fabrication, matière, traitement et manche, influe sur la durée de vie et le confort ; ces informations figurent sur les fiches produits lorsqu'elles sont fournies par le fabricant.
Les coffrets et jeux rassemblent les tailles les plus courantes d'une famille et conviennent à l'équipement initial ou au remplacement d'un lot. L'achat à l'unité permet de compléter un jeu, de choisir une taille précise ou de remplacer un outil usé. Les outils propres à un métier, comme la truelle ou la pince à dénuder, sont regroupés dans la catégorie outillage métier.
Les tournevis servent à visser et dévisser à la main les vis à empreinte plate, cruciforme, Pozidriv, Torx ou six pans. Cette catégorie regroupe les tournevis à l'unité, les jeux, les tournevis isolés pour les travaux électriques et les tournevis à embouts interchangeables. L'empreinte, la taille, la longueur de lame et le type de manche sont les critères à comparer sur les fiches produits.
Le tournevis transmet un couple à la main pour serrer ou desserrer une vis. Sa lame doit correspondre exactement à l'empreinte de la vis : plate, cruciforme Phillips, Pozidriv, Torx, six pans creux ou autres profils spécifiques. Un tournevis mal adapté abîme l'empreinte et rend le vissage difficile.
Un jeu couvre les empreintes courantes en un seul achat. Le tournevis à embouts interchangeables gagne de la place mais transmet un couple plus limité. Pour les vissages répétitifs, la perceuse-visseuse et les embouts de la catégorie vissage prennent le relais.
Les pinces et tenailles servent à saisir, tordre, couper, dénuder ou arracher. Cette catégorie regroupe les pinces universelles, coupantes, à becs, multiprises, à circlips, à dénuder et à sertir ainsi que les tenailles et pinces monseigneur. Le type de mâchoire, la capacité de coupe ou de serrage, la longueur et l'isolation éventuelle sont les critères à comparer sur les fiches produits.
Chaque type de pince répond à un geste précis. La pince universelle combine saisie et coupe, la pince coupante sectionne câbles et fils, la pince à becs longs atteint les zones étroites, la pince multiprise s'adapte aux tuyaux et écrous de tailles variées, la pince à circlips monte et démonte les anneaux élastiques. Les tenailles arrachent clous et pointes, les pinces monseigneur coupent les fils durs et les fers à béton.
Un jeu de pinces courantes suffit à la plupart des interventions. Les pinces à sertir, à dénuder ou à circlips répondent à des opérations précises et se choisissent selon les connecteurs ou les pièces travaillés. Les pinces propres à l'électricité ou à la plomberie sont aussi regroupées dans l'outillage métier.
Les clés serrent et desserrent les écrous, les boulons et les raccords. Cette catégorie regroupe les clés plates, mixtes, à pipe, à tube, à molette, à cliquet intégré, Allen et Torx, à l'unité ou en jeu. L'ouverture, le profil, la longueur et le type de manche sont les critères à comparer, ainsi que le système métrique ou en pouces des écrous rencontrés.
La clé plate saisit l'écrou sur deux faces, la clé à œil ou mixte l'entoure pour un meilleur maintien, la clé à pipe atteint les écrous en retrait, la clé à tube convient aux raccords de plomberie, la clé à molette s'adapte à plusieurs ouvertures. Les clés mâles, six pans ou Torx, sont réservées aux vis à empreinte creuse. Chaque profil répond à un accès et à un effort de serrage différents.
Pour les serrages répétés, les cliquets et douilles sont plus rapides. Lorsque le couple de serrage doit être contrôlé, la clé dynamométrique est nécessaire. Ces deux familles sont présentées dans leurs catégories respectives.
Les cliquets et douilles permettent un serrage rapide des écrous et des boulons grâce à un mécanisme à sens de rotation réversible. Cette catégorie regroupe les cliquets, les douilles standard et à chocs, les rallonges, les cardans et les coffrets complets. La taille du carré d'entraînement, le nombre de dents du cliquet, le profil des douilles et le contenu des coffrets sont les critères à comparer.
Le cliquet entraîne une douille adaptée à l'écrou ou à la tête de vis sans être retiré à chaque tour, ce qui accélère considérablement le serrage. Rallonges, cardans et poignées coulissantes permettent d'atteindre les fixations en retrait ou de démultiplier l'effort. Les douilles existent en profils six pans, douze pans, Torx, Allen et en versions longues.
Un coffret couvre les ouvertures courantes et constitue la base d'un équipement. Les douilles à l'unité permettent de remplacer une taille perdue ou d'ajouter un profil spécifique. Pour un serrage à couple contrôlé, la clé dynamométrique se combine avec les mêmes douilles.
Les clés dynamométriques appliquent un couple de serrage défini, puis signalent qu'il est atteint. Elles sont nécessaires lorsque l'assemblage impose une valeur précise : mécanique, boulonnerie de structure, culasses, jantes, raccords ou fixations d'équipements. La plage de couple, le carré d'entraînement, le type de déclenchement et la précision annoncée par le fabricant sont les critères à comparer.
Un serrage insuffisant se desserre, un serrage excessif déforme ou casse la fixation. La clé dynamométrique résout ce problème en s'arrêtant, en cliquant ou en affichant la valeur lorsque le couple réglé est atteint. Elle intervient en maintenance mécanique, en montage de structures boulonnées, en automobile, en cycle et dans toutes les situations où un fabricant prescrit une valeur de serrage.
La clé dynamométrique sert au serrage final ; le pré-serrage et le desserrage se font au cliquet ou à la boulonneuse pour préserver son mécanisme. Un stockage à la valeur minimale et un étalonnage régulier, selon les recommandations du fabricant, maintiennent sa fiabilité.
Les marteaux et masses transmettent une frappe pour enfoncer, casser, ajuster ou façonner. Cette catégorie regroupe les marteaux de menuisier, rivoir, de maçon, de coffreur, d'électricien, les maillets, les massettes et les masses. Le poids de la tête, la forme des pannes, la matière du manche et l'usage prévu sont les critères à comparer sur les fiches produits.
Le marteau semble universel, mais chaque forme répond à un geste. Le marteau de menuisier ou rivoir enfonce les pointes, le marteau arrache-clou les retire, le marteau de maçon ou la massette frappe les burins et casse la brique, le marteau de coffreur combine frappe, arrachage et traçage. Les maillets en bois, en caoutchouc ou à embouts plastiques frappent sans marquer. Les masses, plus lourdes, servent à la démolition et à l'enfoncement de piquets ou de pieux.
Pour la frappe d'un burin ou d'un ciseau, la massette tenue à une main est adaptée. Pour la démolition et les gros enfoncements, la masse à deux mains prend le relais. Les burins et chasse-goupilles compatibles sont présentés dans une catégorie voisine.
Les burins manuels et les chasse-goupilles sont des outils de frappe utilisés avec un marteau ou une massette. Les burins de maçon et de mécanicien coupent, dégagent ou piquent la maçonnerie et le métal ; les chasse-goupilles expulsent les goupilles et les axes sans les abîmer. La forme du tranchant, la longueur, le diamètre et la présence d'une protection de main sont les critères à comparer.
Le burin de maçon ouvre une saignée, ajuste un parpaing ou retire un joint ; le burin plat ou bédane de mécanicien coupe un écrou grippé, une tête de rivet ou une tôle ; le ciseau à brique tranche les briques et les carreaux avec une large lame. Ces outils travaillent à la frappe et se distinguent par leur profil, leur largeur de tranchant et leur longueur.
Le chasse-goupille est une tige cylindrique qui transmet la frappe à une goupille ou un axe pour l'extraire sans déformer les pièces voisines. Il se choisit au diamètre, légèrement inférieur à celui de la goupille. Le chasse-clou, à pointe fine, enfonce la tête d'une pointe sous la surface du bois pour la finition.
Les burins pour perforateurs et burineurs, à emmanchement SDS, ne sont pas concernés ici et figurent dans les consommables de burinage.
Les cutters et couteaux de chantier coupent les matériaux souples et fins : cartons, films, plaques de plâtre, isolants, moquettes, membranes, gaines et câbles. Cette catégorie regroupe les cutters à lames sécables, les couteaux à lames trapèze, les couteaux de sécurité, les couteaux d'électricien et les lames de rechange. Le type de lame, le système de verrouillage et la sécurité de rétraction sont les critères à comparer.
Le cutter à lame sécable offre un tranchant renouvelable par simple cassure du segment usé, pratique pour les cartons, films et matériaux légers. Le couteau à lame trapèze, plus rigide, coupe les plaques de plâtre, les revêtements de sol, les isolants et les bitumes. Les couteaux d'électricien, à lame fixe ou à crochet, servent au dénudage des câbles et à la coupe des gaines. Les couteaux de sécurité rétractent automatiquement la lame pour limiter les coupures.
Un cutter n'est utile qu'avec une lame affûtée. Les lames de rechange, sécables ou trapèze, existent en plusieurs largeurs et finitions ; elles doivent correspondre au modèle de cutter. Les couteaux spécifiques à un métier, comme les couteaux à enduire ou à carrelage, sont présentés dans l'outillage métier.
Les scies manuelles coupent le bois, les panneaux, les plaques de plâtre, le métal et le plastique sans alimentation électrique. Cette catégorie regroupe les scies égoïnes, à dos, à métaux, à guichet, à placo, à bûches et japonaises, ainsi que les lames de rechange. La denture, la longueur de lame, le matériau visé et le type de poignée sont les critères à comparer sur les fiches produits.
La scie égoïne coupe le bois de construction et les panneaux, la scie à dos réalise des coupes précises en menuiserie, la scie à métaux, avec sa lame tendue sur une monture, coupe les profilés et les tubes, la scie à guichet et la scie à placo découpent les plaques de plâtre, la scie japonaise coupe en tirant pour une grande finesse. Les scies à bûches et les scies d'élagage complètent la famille pour les travaux extérieurs.
Pour une coupe ponctuelle, un accès difficile ou un chantier sans électricité, la scie manuelle reste plus rapide à mettre en œuvre. Pour les coupes répétées, les scies circulaires, sauteuses et sabres de l'électroportatif prennent le relais.
Les limes et râpes ajustent, ébavurent et façonnent le métal, le bois, le plastique ou le plâtre par enlèvement de matière. Les limes, à taille fine ou bâtarde, travaillent le métal ; les râpes, à denture plus grossière, dégrossissent le bois. La forme de section, la longueur, la taille de la denture et la présence d'un manche sont les critères à comparer sur les fiches produits.
La lime est un outil d'ajustage : elle élimine une bavure, arrondit un angle, ajuste une pièce ou affûte un tranchant. Sa denture, fine ou grossière, détermine la vitesse d'enlèvement et l'état de surface. La râpe, avec ses dents individuelles, retire rapidement le bois, le plâtre ou les matériaux tendres pour dégrossir une forme avant la finition. Les limes à affûter, plates ou rondes, entretiennent les chaînes de tronçonneuse et les lames.
Une lime travaille en poussant ; le nettoyage régulier de la denture à la brosse conserve son efficacité. Pour les grandes surfaces ou les enlèvements importants, les ponceuses et les abrasifs de l'électroportatif sont plus rapides.
Les serre-joints et presses maintiennent les pièces en position pendant le collage, le vissage, le soudage ou l'usinage. Cette catégorie regroupe les serre-joints à pompe, à vis, à une main, à levier, les presses de menuisier, les serre-joints de coffreur, les pinces-étaux et les étaux d'établi. L'ouverture, la profondeur de serrage, la force et le type de mécanisme sont les critères à comparer sur les fiches produits.
Un assemblage collé doit rester sous pression, une pièce à percer ne doit pas bouger, deux profilés à souder doivent être alignés. Le serre-joint répond à ces besoins par un serrage mécanique entre deux mâchoires. Selon le mécanisme, il se règle par pompe, par vis, par levier ou d'une seule main, ce qui influe sur la rapidité et la force disponible.
L'ouverture maximale doit dépasser l'épaisseur de l'assemblage ; la profondeur de serrage détermine la distance atteignable depuis le bord ; la force de serrage, indiquée par certains fabricants, oriente vers un usage léger ou intensif. Les mâchoires protégées évitent de marquer le bois. Il est souvent utile de disposer de plusieurs serre-joints identiques pour répartir la pression.
Les riveteuses posent des rivets aveugles pour assembler des tôles, des profilés, des plaques ou des pièces plastiques accessibles d'un seul côté. Cette catégorie regroupe les pinces à riveter manuelles, les riveteuses à levier, les riveteuses sur batterie et pneumatiques, ainsi que les riveteuses pour écrous à sertir. La plage de diamètres de rivets, l'effort de traction et les embouts fournis sont les critères à comparer.
Le rivet aveugle, ou rivet pop, se pose depuis une seule face : la riveteuse tire sur la tige du rivet, déforme le corps et rompt la tige lorsque le serrage est atteint. Ce mode d'assemblage est courant en métallerie, en couverture, en carrosserie, en ventilation et en fabrication de bardages. Les riveteuses pour écrous à sertir permettent de créer un filetage dans une tôle mince.
La plage de diamètres et les matières de rivets acceptées sont le premier critère, indiqué sur chaque fiche produit. L'effort de traction disponible doit correspondre aux rivets utilisés, notamment en acier ou en inox. Les embouts livrés et le système de récupération des tiges cassées influent sur le confort d'utilisation. Les rivets eux-mêmes sont regroupés dans les consommables de clouage et agrafage.
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