Gants

Les gants de travail et de protection préservent les mains des risques du poste : abrasion et manutention, coupures, travaux mécaniques, produits chimiques, chaleur ou froid, soudage. Cette catégorie est organisée par type de risque afin de choisir le gant adapté à chaque tâche. Le niveau de protection annoncé par le fabricant, la matière, l'enduction, la dextérité, le confort et la taille sont les critères à comparer sur les fiches produits.

Un gant pour chaque risque

Les mains sont exposées à la majorité des accidents du travail. Le gant de protection réduit ces risques à condition d'être choisi pour la tâche : un gant de manutention protège de l'abrasion mais pas des coupures franches, un gant anti-coupure ne résiste pas aux produits chimiques, un gant chimique n'est pas conçu pour la chaleur. Les fabricants indiquent sur chaque fiche les niveaux de protection annoncés, à rapprocher des risques identifiés au poste.

Les sous-catégories

  • Manutention : gants enduits ou en cuir pour la préhension et la protection contre l'abrasion.
  • Anti-coupure : gants à fibres résistantes à la coupure pour la manipulation de tôles, de verre ou de lames.
  • Mécanique : gants de précision pour l'atelier, la maintenance et le montage.
  • Chimique : gants étanches résistant aux produits chimiques indiqués par le fabricant.
  • Thermique : gants contre la chaleur ou le froid.
  • Soudage : gants en cuir résistant à la chaleur et aux projections.

Les critères de choix

Au-delà du risque, le choix dépend de la dextérité nécessaire, un gant fin et enduit pour les travaux de précision, un gant épais pour la manutention lourde, de la durée du port, qui impose confort et respirabilité, de l'environnement, sec, humide ou gras, qui oriente vers une enduction adaptée, et de la taille, un gant trop grand réduisant la précision et la sécurité. La manchette, courte ou longue, protège le poignet et l'avant-bras selon les besoins.

Durée de vie et remplacement

Un gant usé, percé ou imprégné perd sa protection. Les gants doivent être retirés du service lorsque leur état n'est plus compatible avec la protection attendue ; les règles d'entretien et de réutilisation dépendent du modèle et de la notice. Le lavage n'est possible que si le fabricant le prévoit. Les autres équipements de protection sont présentés dans les catégories voisines de l'univers EPI.

Sous-catégories

  • Manutention

    Les gants de manutention protègent les mains de l'abrasion, des échardes, des arêtes émoussées et de la saleté lors de la manipulation de matériaux, de colis, de palettes et d'outils. Cette catégorie regroupe les gants tricotés enduits de polyuréthane, de nitrile ou de latex, les gants en cuir de type docker et les gants de manutention lourde. L'enduction, la matière, la finesse, la préhension en milieu sec, humide ou gras et la taille sont les critères à comparer.

    Le gant de manutention, le plus utilisé du chantier

    Porter des parpaings, décharger un camion, manipuler des profilés ou des panneaux : la manutention expose les mains aux frottements et aux petites blessures. Le gant tricoté avec enduction sur la paume offre un bon compromis entre protection, préhension et dextérité ; le gant en cuir résiste mieux aux matériaux rugueux et à la chaleur modérée ; le gant de manutention lourde, doublé et renforcé, convient aux charges abrasives.

    Les critères de choix

    • L'enduction : polyuréthane pour la précision, nitrile pour les milieux gras et la résistance à l'abrasion, latex pour l'adhérence en milieu humide ; le fabricant précise les usages.
    • La matière du support : polyester, nylon ou coton tricoté, cuir de bovin ou de chèvre.
    • La finesse : jauge du tricot, qui influe sur la dextérité et la respirabilité.
    • Les niveaux annoncés : résistance à l'abrasion et à la déchirure indiquée par le fabricant.
    • La taille et la manchette : ajustement précis et protection du poignet.

    Les limites du gant de manutention

    Ce gant ne protège ni des coupures franches, ni des produits chimiques, ni de la chaleur importante. Pour ces risques, les gants anti-coupure, chimiques et thermiques sont présentés dans les catégories voisines.

  • Anti-coupure

    Les gants anti-coupure protègent les mains lors de la manipulation de tôles, de verre, de lames, de câbles à âme acier ou d'outils tranchants. Tricotés dans des fibres résistantes à la coupure et souvent enduits sur la paume, ils existent en plusieurs niveaux de protection annoncés par le fabricant. Le niveau de coupure, l'enduction, la dextérité, la longueur de manchette et la taille sont les critères à comparer sur les fiches produits.

    Résister aux coupures sans perdre la dextérité

    Les fibres techniques utilisées dans les gants anti-coupure, fibres haute performance, fils d'acier ou de verre gainés, freinent la lame qui glisse sur la main. Ces gants sont utilisés en métallerie, en couverture et zinguerie, en vitrerie, en menuiserie, en agroalimentaire, en recyclage et partout où des arêtes vives sont manipulées. L'enduction sur la paume ajoute la préhension et une résistance à l'abrasion.

    Les critères de choix

    • Le niveau de protection : annoncé par le fabricant, il doit correspondre au risque de coupure évalué au poste.
    • L'enduction : polyuréthane, nitrile ou mousse de nitrile selon le milieu sec, humide ou gras.
    • La finesse : une jauge fine conserve la dextérité pour les travaux de précision.
    • La manchette : courte pour la mobilité, longue pour protéger le poignet et l'avant-bras.
    • Le confort : respirabilité et absence de fibres irritantes au contact de la peau.

    Les limites

    Un gant anti-coupure ne protège pas d'une lame en mouvement, d'une scie ou d'une perforation. Il ne remplace pas les protections des machines. Les gants de manutention, mécanique et chimique sont présentés dans les catégories voisines.

  • Mécanique

    Les gants de mécanique sont conçus pour les travaux de précision en atelier, en maintenance et en montage : gants fins enduits pour le contact avec les pièces huileuses, gants de mécanicien renforcés à paume synthétique, gants jetables en nitrile pour les opérations salissantes. La dextérité, la résistance à l'abrasion, la tenue en milieu gras, la sensibilité tactile et le confort sont les critères à comparer sur les fiches produits.

    Protéger sans perdre le toucher

    Le mécanicien manipule des pièces petites, grasses et parfois coupantes, et doit sentir ce qu'il fait. Le gant de mécanique privilégie donc la finesse et la préhension : gant tricoté à enduction nitrile ou mousse pour la maintenance courante, gant de type mécanicien à paume synthétique renforcée et dos extensible pour le montage et l'usage d'outils, gant jetable en nitrile pour les vidanges, les nettoyages et le contact avec les fluides.

    Les critères de choix

    • La dextérité : épaisseur et souplesse du gant, compatibilité avec les écrans tactiles sur certains modèles.
    • L'enduction ou la paume : nitrile pour la résistance aux huiles, mousse de nitrile pour la préhension en milieu gras, cuir synthétique pour les gants de mécanicien.
    • Les renforts : protection des articulations et des zones d'usure sur les gants de mécanicien.
    • Les gants jetables : épaisseur, absence de poudre, résistance annoncée aux produits manipulés.
    • Le confort : respirabilité du dos, poignet élastique ou à fermeture.

    Les limites

    Le gant de mécanique n'est pas un gant anti-coupure ni un gant chimique. Pour les tôles et les produits agressifs, les catégories voisines présentent les gants adaptés. Près des machines tournantes, le port de gants doit être évalué selon les consignes de sécurité.

  • Chimique

    Les gants de protection chimique isolent les mains des produits agressifs : solvants, acides, bases, huiles, peintures, produits de nettoyage et de traitement. Étanches, en nitrile, néoprène, latex, PVC ou butyle, ils existent en versions fines et réutilisables plus épaisses. La résistance annoncée par le fabricant aux produits manipulés, la matière, l'épaisseur, la longueur de manchette et la préhension sont les critères à comparer sur les fiches produits.

    Isoler les mains des produits chimiques

    Aucun matériau ne résiste à tous les produits chimiques. Le gant chimique se choisit donc en fonction des produits réellement manipulés, à partir des informations de résistance fournies par le fabricant. Le nitrile convient à de nombreux solvants et huiles, le néoprène aux acides et bases, le latex à de nombreux produits aqueux, le PVC aux produits courants de nettoyage, le butyle à certains solvants agressifs. La longueur de manchette protège l'avant-bras des éclaboussures.

    Les critères de choix

    • La résistance annoncée : temps de perméation et dégradation indiqués par le fabricant pour les produits concernés.
    • La matière : nitrile, néoprène, latex, PVC ou butyle selon les produits.
    • L'épaisseur : fine pour la dextérité et l'usage court, épaisse pour la durée et la résistance mécanique.
    • La manchette : courte, moyenne ou longue selon le risque d'éclaboussure et d'immersion.
    • La préhension : finition de la paume, grip antidérapant en milieu humide.

    Usage et remplacement

    Tout signe de dégradation d'un gant chimique doit conduire à le retirer du service et à vérifier les consignes de remplacement du fabricant. Le rinçage avant retrait évite le contact avec le produit. Les gants de manutention et de mécanique, non étanches, ne conviennent pas à ces usages et sont présentés dans les catégories voisines.

  • Thermique

    Les gants thermiques protègent les mains de la chaleur ou du froid : gants anti-chaleur pour la manipulation de pièces chaudes, de moules ou de fours, gants isolants contre le froid pour le travail en extérieur en hiver, en entrepôt frigorifique ou au contact de surfaces froides. Le niveau de protection annoncé, la matière, l'isolation, la dextérité et la longueur de manchette sont les critères à comparer sur les fiches produits.

    Protéger contre la chaleur et le froid

    Les gants anti-chaleur, en cuir, en fibres aramides, en tissus aluminisés ou en tricot résistant à la température, permettent de saisir des pièces chaudes, de travailler près d'un four, d'une chaudière ou d'un moteur, ou d'intervenir en fonderie et en boulangerie industrielle. Les gants contre le froid, doublés et souvent enduits, conservent la chaleur des mains lors du travail en extérieur, en chambre froide ou au contact de surfaces glacées, sans sacrifier la préhension.

    Les critères de choix

    • Le niveau annoncé : résistance à la chaleur de contact, convective ou radiante, ou au froid, indiquée par le fabricant.
    • La matière : cuir, aramide, tissus techniques pour la chaleur ; tricot doublé, cuir ou enduction pour le froid.
    • La dextérité : un gant épais protège mieux mais limite la précision.
    • La manchette : longue pour protéger l'avant-bras près des sources de chaleur.
    • La préhension : enduction ou renforts antidérapants, notamment en milieu humide et froid.

    Les limites

    Un gant anti-chaleur protège pendant une durée limitée à une température donnée ; le fabricant précise ces conditions. Les gants de soudage, exposés aux projections et au rayonnement, sont présentés dans une catégorie dédiée.

  • Soudage

    Les gants de soudage protègent les mains et les avant-bras de la chaleur, des projections de métal en fusion et du rayonnement lors du soudage à l'arc, du soudage MIG-MAG et TIG, du brasage et du meulage. En cuir, avec ou sans doublure, à manchette longue, ils existent en versions épaisses pour le soudage à l'électrode et fines pour le TIG. Le procédé, la matière, l'épaisseur, la dextérité et la longueur de manchette sont les critères à comparer.

    Des gants adaptés au procédé de soudage

    Le soudage à l'électrode et le MIG-MAG projettent des étincelles et exposent à une chaleur importante : un gant épais en cuir de bovin ou de croûte, doublé, à manchette longue, est nécessaire. Le soudage TIG demande plus de précision pour guider la baguette : un gant fin en cuir de chèvre ou de mouton conserve la sensibilité. Le brasage et le meulage se contentent souvent d'un gant de cuir intermédiaire.

    Les critères de choix

    • Le procédé : électrode et MIG-MAG pour les gants épais, TIG pour les gants fins.
    • La matière : cuir de bovin, croûte de cuir, chèvre ou mouton selon la résistance et la souplesse recherchées.
    • La doublure : elle renforce l'isolation thermique pour le soudage intensif.
    • La manchette : longueur suffisante pour couvrir l'avant-bras et le bas de la manche.
    • Les coutures : fil résistant à la chaleur, coutures protégées.

    Compléments

    Le gant de soudage se porte avec un masque de soudage, une veste ou un tablier en cuir et des chaussures adaptées, présentés dans les catégories protection des yeux et du visage et protection corporelle. Un gant durci, brûlé ou percé se remplace.

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